
Préface de « Combat à l'arme blanche »
La problématique du combat dans le cadre de forces armées, de police ou d'unités spéciales, ne figure certes pas dans mon registre de compétence. Cependant, me sentant fortement concerné par tout ce qui touche au domaine de la gestion d'un combat auquel tout un chacun peut se trouver un jour confronté, et ayant accumulé quelque expérience dans celui des arts martiaux classiques dans lesquels j'évolue encore après 45 ans de pratique, je peux témoigner ici de l'acuité de la démarche de Fred Perrin et abonder dans le sens de la réflexion qu'il nous livre dans ces pages.
Car dès lors qu'il s'agit de combat rapproché les règles sont identiques. Que l'affrontement ait lieu à main nue ou avec une arme qui vient en son prolongement : les Kobudo japonais font depuis des siècles largement usage de poignards (Tanto) ou d'armes inertes garnissant ingénieusement doigts ou paumes (du type Tekko) pour décupler l'efficacité de leurs mouvements de frappe, que ceux-ci soient d'estoc (Tsuki, « stab »), de taille (Kesa-uchi, « slash ») ou écrasants (Oroshi-uchi, « smash »). Pas étonnant que l'on retrouve toujours, en dénominateurs communs à des gestuelles recherchant les mêmes résultats, l'importance de la distance (plus exactement, de « l'espace-temps » ), du rythme, de la vitesse de réactivité, de la mobilité, de la capacité de transition d'une technique à une autre, des directions d'action, des angles de frappe, ou encore de ce qui est connu aujourd'hui sous l'appellation de « code des couleurs » .Et, par-dessus tout, de la force du mental Quels que soient les mots utilisés, les concepts fondamentaux restent identiques.
Autant d'éléments bien présents dans ce nouveau livre publié par NDS.
C'est pourquoi j'incite le lecteur à se pencher avec attention sur les enseignements et les conseils de Fred Perrin, dans un domaine qui est le sien. Le sens d'une démarche réellement martiale est d'apprendre comment, par la maîtrise technique et le contrôle mental, sauver des vies, et d'abord la sienne, et ce dans les pires situations. En utilisant les savoir-faire avec intelligence et discernement. Ce livre s'inscrit parfaitement dans une telle optique, et c'est pourquoi je lui souhaite l'accueil qu'il mérite !
Et me reviennent ici en mémoire ces paroles attribuées au Chinois Wang-Yang-Ming (1472-1529), qui conviennent si bien à ce livre comme à l'ensemble de cette collection :
« Posséder les arts de la paix mais non ceux de la guerre, c'est un manque de courage.
Posséder les arts de la guerre mais non ceux de la paix, c'est un manque de sagesse ».
Roland Habersetzer
8è Dan de Karatedo, Shihan (Japon)
Centre de Recherche Budo-Institut Tengu
Table des matières
PREMIERE PARTIE LES CONNAISSANCES ESSENTIELLES.
1 L'héritage.
2 L'emploi
DEUXIEME PARTIE LE COUTEAU COMME COMPLEMENT DU FUSIL
3 Les techniques fondamentales
4 Les techniques formelles.
5 Les autres armes blanches du groupe
TROISIEME PARTIE LES TECHNIQUES COMPLEMENTAIRES
6 Le jet.
7 L'attaque de sentinelle
8 Le travail en milieu clos
9 Couteau contre couteau
10 La coupe sur blocage
11 Bâton contre couteau
12 Spray contre couteau
13 Arme improvisée contre couteau.
14 Mains nues contre couteau
QUATRIEME PARTIE LE MODULE SPOT.
15 Sensibilisation et prévention sur les objets tranchants
CINQUIEME PARTIE LES ANNEXES
Dernière mise à jour : 01.03.05